Le temps

 

 

 

Je suis une personne lente. Pas qu’il me manque des cellules au cerveau ou que j’aie un retard quelconque (vous vous en seriez rendu compte, j’imagine). C’est plutôt que j’ai appris, avec les années, à faire confiance au temps, en me disant que le meilleur de moi-même serait mis à profit de cette façon.

 

Mon dernier court-métrage de neuf minutes m’a demandé dix mois de travail. En trois jours, je réalise une vidéo de quatre minutes. Ce qui habituellement m’aurait pris un mois de travail, je le fais ici en une journée.

 

Je ne dis pas ça pour me plaindre, ni pour justifier la qualité de mes vidéos de course, loin de là. Faire des films en quatre jours m’aura appris à faire confiance à mes intuitions, à me retourner sur un dix cents et à me prouver qu’un minimum d’équipement et de volonté est suffisant pour réaliser un court-métrage qui se tienne. Mais disons que cette semaine, en remettant notre vidéo, Benoît et moi, nous avons eu l’impression de donner à la production l’embryon d’un film qui aurait mérité d’avantage d’attention et d’acharnement que les quatre jours que nous y avons consacrés.

 

J’ai une dette envers Fellini et son pays d’origine. Un jour, je retournerai à Rimini. J’y passerai quelques mois sur le bord de la mer. J’y ferai un film sur le grand maestro, en prenant mon temps, cette fois; le temps nécessaire pour bien le faire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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