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Des fleurs, des images et des souvenirs plein le baluchon

 

 

 

 

 

 

Le retour… ouf, j’ai comme la drôle d’impression parfois que mon corps est ici, mais que mon cœur et ma tête sont restés quelque part entre mer et monde… dispersés en petits morceaux dans les méandres du globe. Laissés volontairement à tous ces amis de passage à la générosité sans borne !

 

Parce que ma Course, elle aura été belle, douce, exigeante, follement drôle, touchante et surtout intense. Intense comme j’aime que les choses le soient. Parce qu’une telle épopée ne peut être vécue à moitié. T’as assurément besoin d’être complètement présente, groundée, le cœur et la tête prêts à recevoir, comme une tonne de briques, ce que la générosité de tes sujets a de précieux à t’offrir !

 

Comment remercier tous ces gens, parce que parfois, tu te sens un peu comme un voleur, t’arrives vite vite vite, tu dois faire un film,  vite et bien, tu prends et paf, tu repars… non sans oublier comment certains moments ont été plus que magiques…
Je jongle donc parfois entre le fait de me sentir un peu comme une cleptomane de l’image… mais ma tête comprend bien que c’était ça le deal; la Course, ça le dit… ça va vite !

 

 

De retour à la maison, je tente donc de revenir à la vie, tranquillement, doucement, mais sûrement. Avec tout l’amour de mes proches que j’aime tout autant, je me sens peut-être simplement un peu loin, comme si j’avais laissé une partie de mon petit cœur de l’autre côté de l’Atlantique. Mais peut-être que celui-ci fait le voyage de retour par bateau (c’est toujours un peu plus long par les voies terrestres et maritimes…) !

 

J’aurai donc eu le privilège d’apprendre la vidéo dans un contexte plus que stimulant. Passionnant médium qui enrichit ma passion pour l’image, parce que ma caméra photo est encore ma meilleure amie, mais qu’elle s’est trouvé une alliée de taille et que je sais que les deux ne peuvent dorénavant que se compléter.

 

Un merci tout spécial à ces anges de Course qui auront fait de cette folle épopée une expérience qui se raconte un peu moins bien qu’elle ne se vit. Merci pour les fous rires japonais, pour la douceur polynésienne, pour la créativité cambodgienne, pour la folie moustachue toute sri-lankaise, pour l’esprit de communauté italo/afghan et pour le délire marocain à dos de bagnole…

 

Une pensée toute spéciale à Benoit et Émilie, avec qui j’ai eu l’honneur de partager cette Course effrénée. Benito, l’ami avec qui faire un film dansant fut un de mes plus beaux souvenirs, mais surtout, un jeune homme à l’univers éclaté avec qui faire un film demeure un work in progress fascinant ! Merci le beau Benito. Et que dire de la jeune femme fonceuse de 5 pieds 1 que j’ai eue comme partner durant la 2e partie de la Course? Quel plaisir, chère Émilie. Vraiment, ma Course n’aurait pu mieux se terminer qu’en ton agréable compagnie à se balader dans les dédales marocains à la recherche d’un sujet (que nous n’avons finalement que plus ou moins trouvé…) Merci de m’avoir fait rencontrer ces Afghans; si tu savais comment ça m’a touchée ! Et merci de m’avoir obligée à sortir de ma zone de confort, c’est vraiment quelque chose de nécessaire parfois. Émilie, belle amie, j’ai été privilégiée de vivre cette Course à tes côtés, la moustache reste d’ailleurs pour moi un moment marquant d’épopée à rebondissements multiples.

 

Pour le reste, comme je le mentionne précédemment, je reviens tranquillement de cette aventure intense et imparfaite, parce que comme le dirait probablement l’ami Eliot, les choses lisses et propres, c’est ennuyant comme tout et ça manque terriblement de crunch!!!

 

Mon coup de cœur de Course revient d’ailleurs aux neuf participants qui ont croisé ma route cette année; quelle chance j’ai eu de rencontrer des gens si différents aux univers merveilleux ayant au moins une chose en commun autre que le désir de faire des films… soit le fait d’être de si belles personnes, humbles, passionnées, honnêtes et généreuses ! Et pour ce casting, j’avoue que je suis flabbergastée (je sais, je sais, ça sonne un peu cheezy, mais c’est tellement sincère) !

 

De retour à la maison et en quête d’une façon funky et douce de mettre de l’ordre dans mes souvenirs de Course, je me décide finalement à faire des tableaux photographiques d’objets reliés à chaque pays… Parce que chaque pays visité se veut une belle histoire qui se raconte ici sous forme de souvenirs et de choses trouvées au hasard de la route… La Polynésie est d’ailleurs remplacée par le Portugal (quoi, bien non, j’ai pas tant aimé Tahiti, ça chiale le ventre plein que certains diront…).

 

Le Japon

Parce que Tokyo m’aura une fois de plus jetée par terre avec son effervescence et sa grandiloquence tout asiatique ! Quel bonheur de s’y perdre et d’y observer les rockabillys ! Strangers, c’est clairement mon film préféré!!!

 

 

Le Cambodge

Parce qu’arriver à Siem Reap les deux pieds dans l’inondation nous aura enlevé le goût de faire un film misérabiliste… et nous aura poussés à faire la charmante rencontre de Loven Ramos. Quel endroit fascinant cette galerie/hôtel/café-résidence d’artistes qu’est 1961 ! J’en suis encore fascinée !

 

 

Le Sri Lanka

Parce que notre vol Bangkok-Colombo nous aura fait découvrir comment la moustache se veut culturelle au Sri Lanka et surtout, nous aura donné l’envie folle de faire un film sur les moustaches… Soyons jeunes et folles et allons-y avec une bonne dose de légèreté !

 

 

L’Italie

Parce qu’entre l’élégance tout italienne et la générosité afghane il y a un monde, on a donc décidé de faire un film sur ces réfugiés afghans aux vies dures, mais au regard si doux. Belle leçon de vie.

 

 

Le Maroc

Parce que faire un road-movie au Maroc était une idée qui nous a permis de découvrir les splendeurs du pays, mais aussi de rire à gorge déployée ! « Chronique d’un film rempli d’espoir où rien ne se passe comme prévu »… En effet, c’est bel et bien comme ça que ça s’est déroulé et j’en pleure encore de rire!!! C’était de loin la plus belle façon qui soit de terminer l’aventure.

 

 

Le Portugal

Parce qu’au lieu d’aller passer la semaine d’éliminés dans les méandres de l’Est du Québec, nous avons préféré partir nous balader au Portugal!  Éliminés Holiday que nous avons surnommé cette semaine peuplée de road-trips, de quêtes absurdes, de siestes, de cinéma, de playa… Vraiment, ce fut une semaine belle et douce à ne penser à rien… sauf peut-être un peu au retour…

 

 

Le retour

Je retourne donc à ma vie dans mon appartement aux milles couleurs, à mes amis que j’aime tant, à mes balades à vélo qui me permettent de prendre le pouls de cette ville fascinante qu’est Montréal et à ces petits moments simples et doux qui donnent tout son sens à mon quotidien.

 

 

Maintenant, je retourne à mes moutons (bien non, je ne suis pas bergère dans mes temps libres, quoique comme sideline, ça pourrait être chouette…) et surtout, je retourne à mon studio peuplé de gens stimulants avec qui créer est un véritable honneur. Inch’Allah, comme qui diraient!!!

 

 www.lagarconnierestudio.com

 

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Un sentiment étrange

 

 

 

 

 

 

 

Ça y est. Ce texte est officiellement la dernière chose que j’aie à faire pour la Course. C’est très étrange, comme sensation. Autant j’avais un peu hâte de me retrouver devant une journée sans rien à faire, autant ça m’angoisse un peu. Autant j’avais hâte que le stress tombe, autant ce rush d’adrénaline me manque. Autant j’avais hâte d’arrêter d’avoir chaud (oui, oui, croyez-le ou non), autant je retournerais dans la chaleur demain matin. C’est fou un être humain. Ça ne sait pas ce que ça veut.

 

De toutes ces journées passées à rouler, marcher, flotter et voler ne restent que quelques couleurs, odeurs et saveurs. Trois ou quatre objets ramassés sur la route. De vagues impressions plus proches du songe que du souvenir. Est-ce que je l’ai vraiment faite, cette Course ? Est-ce que j’étais vraiment là ? C’est à se le demander, tellement le sentiment est étrange.

 

Et puis, la minute d’après, en répondant à une question, je me sens à nouveau en plein dedans, captivée, vivante. C’est quand même pas croyable, toute cette histoire. C’est sans l’ombre d’un doute l’aventure la plus folle que j’ai vécue jusqu’à présent. Eh oui, c’est arrivé pour vrai. Mais on continue comment, après ?

 

J’imagine qu’on va faire ses courses et on se cuisine de la bouffe maison, enfin. On recommence à voir ses amis autour d’une bonne bouteille et on rit comme si on n’était pas parti. On se colle contre son amoureux devant un film un dimanche après-midi. On élabore des projets encore plus fous. On regarde par la fenêtre en s’imaginant ailleurs, puis on se retourne et on regarde notre petite vie en se disant qu’au fond, on est chanceux d’en avoir une aussi belle. Après l’extraordinaire, il faut juste réapprivoiser le simple.

 

En attendant, je tiens à vous dire merci de nous avoir suivi, écrit, encouragé. Sans vous, ça aurait été d’un vide à l’autre bout de la planète.

 

Et, je le souhaite, à bientôt.

 

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