Archive pour le mot-clef ‘Équateur’

Amen

 

 

 

 

 

C’est en regardant la carte de l’Équateur que j’ai trouvé où j’allais me perdre, cette fois-ci. Shell. Oui, oui, comme la compagnie pétrolière. C’est d’ailleurs elle qui l’a créée dans les années 30 pour ses employés qui cherchaient du pétrole. Puis, elle l’a vendue quelque 10 ans plus tard, après avoir dépensé 100 millions de dollars dans la région, sans succès. L’ironie de l’histoire, c’est que l’acheteur a simplement creusé plus profond et a trouvé du pétrole, lui. Mais ce n’est pas de ça que parle mon film.

 

Donc, je suis arrivée à Shell à cause du nom, parce que c’est en Amazonie et que tant qu’à être dans le coin, mieux vaut faire le détour, mais surtout parce que cette ville est l’amalgame de trois choses sans lesquelles, à mon avis, le monde se porterait mieux : le pétrole, le militaire et la religion excessive.

 

Après 4 h 30 d’autobus à partir de Quito, je suis arrivée de nuit avec tout mon matériel sur le dos. Dans ces moments-là, on n’est pas difficile. On va vers la pancarte marquée « Hotel » la plus proche, soit, dans ce cas précis, juste l’autre côté de la rue. Et en face de la base militaire. Ça tombe bien. Demander une autorisation pour filmer dans une base, c’est pas facile. Je vous laisse m’imaginer demander une autorisation pour filmer dans une base, en espagnol. C’est dans ces moments-là que c’est chouette d’être une fille. Mettons que ça aide. Le colonel, il ne se sentait pas trop trop menacé par ma présence. Autorisation obtenue. Mais ce n’est pas de ça que parle mon film.

 

Je vous laisse donc le grand plaisir de déduire de quoi il s’agira. Dieu que ça a été une semaine où j’ai été confrontée, mais comme je les aime. Shell, c’est vraiment pas un endroit comme les autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le jury est unanime

 

Non seulement le jury  a attribué au film le meilleur score depuis le début de la Course, mais cela s’est fait avec une nette unanimité, les trois juges ayant accordé un score quasi identique.
 Restrepo raconte la quête de vérité d’une famille dont deux enfants (des adolescents) ont été exécutés par les forces du régime dictatorial équatorial il y a plus de 20 ans.
 Une plongée dans ce passé trouble des années de dictature en Amérique centrale et latine.
 Une famille qui refuse d’oublier,
 tout un village qui se souvient…
 Un véritable travail de journaliste qu’a mené Geneviève. Une histoire touchante, politique et triste. 
Le jury ne s’y est pas trompé…

 

 

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Équateur

 

 

 

 

HAïKUS :
Photographies poétiques

Forme poétique japonaise classique, le haïku est un petit poème de 3 vers comprenant respectivement 5, 7 et 5 syllabes. Extrêmement bref, il vise à dire l’évanescence des choses et comporte toujours une référence à la nature. Il doit pouvoir se lire en une seule respiration et, de préférence, à voix haute. Il évoque un instant, une impression; il incite à la réflexion. Le haïku est dépourvu de métaphore; les choses y sont nommées par elles-mêmes et doivent suffire à suggérer une image, une sensation.

Parce que la forme est contraignante, l’idée jaillit plus intense
Charles Baudelaire

 

 

24.
La pointe du volcan
perce les nuages au loin
Sommet enneigé

25.
Une dense forêt
aux mille teintes de vert
Nature amazone

26.
Parcourir les rues
à la recherche de murales
Coloris urbains

27.
L’air est drôlement froid
Le soleil brûle le visage
Extrême altitude

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il était une fois, au sommet…

 

Chaque pas devenait un calvaire. Nous étions à 4 700 mètres d’altitude et il fallait encore monter jusqu’à 4 800.

 

Le souffle est court, et l’air, rare. Et en même temps, un vent cinglant fouette le visage.

 

Devant nous, nos guides trottinent carrément sur la piste qui monte abruptement. Bien plus, ils portent sur leurs épaules nos équipements.

 

Ma coordinatrice de production m’apprend une technique des Sherpas du Népal : inspirer, bloquer l’air, faire trois pas; expirer en trois pas et recommencer. Facile à dire, plus difficile à faire.

 

Alors, je bloque toute pensée, je courbe le dos, je ne pense plus à rien d’autre que ce pied à mettre devant l’autre. Ne pas regarder la distance restante pour ne pas se décourager. Juste avancer la tête baissée. Il y a une récompense au bout, ceci est une torture intéressée…

 

Trois, deux et…

 

C’est sublime, la vue est incroyable. Un ciel totalement dégagé. Une vision à perte de vue de ce pays au relief si contrasté. Au fond, là-bas, des volcans endormis dont les sommets sont couverts de glace.

 

La nature dans sa beauté sans faille. Elle inspire le respect…

 

Crédit photo : Ninon Pednault

Crédit photo : Ninon Pednault

 

 

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Le goût de la liberté

 

Deux secousses… La chambre qui vacille. Les fenêtres des immeubles en face qu’on voit trembler. Nous étions bien prévenus, en Équateur, la terre a la fâcheuse habitude de trembler souvent. Les bâtiments doivent donc répondre à des normes antisismiques.

 

Après avoir été confinés dans l’espace réduit de Gibraltar, les concurrents semblent retrouver le goût de l’évasion. Ils ont repris leurs sacs à dos et sont repartis aux quatre coins du pays.

 

 

 

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De Gilbraltar à Quito

 

Quel accueil à Quito… Incroyable. Le ministère du tourisme n’a lésiné sur aucun moyen pour nous séduire. Orchestre traditionnel rien que pour nous à l’entrée du restaurant et ce diner fort aimable avec différents interlocuteurs locaux.

 

Mais 14 heures de voyage ont raison de notre enthousiasme et notre éveil.

 

On rêve d’un lit comme le chien d’un os.

 

 

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