Archive pour le mot-clef ‘François Bugingo’
Et si l’aventure ne s’arrêtait pas?
Écrit par : Francois Bugingo dans François Bugingo, La course Évasion autour du monde le Mercredi 30 novembre 2011
Comment conclure une aventure en tous points exceptionnelle ?
Comment se relever de cette fin de partie des plus surprenantes ?
Il y a eu ces retrouvailles. Les 10 concurrents ensemble, réunis devant leurs parents, les mots fragiles dans leurs bouches, les regards pétillants, les yeux de ceux qui savent ce qu’ils ont vécu. Ce qu’ils ont vécu justement, comment le dire avec nos mots à nous ? Nos impératifs de télé ? Comment narrer ces accueils exceptionnels, ces générosités par delà les langues et les races ?
Impossible défi.
Alors, il y a juste ces quelques images que les finalistes ont mises bout à bout, moins de quatre minutes pour raconter deux mois et demi d’une vie hors dimensions.
Les applaudissements qui reprennent, les coquilles qui s’évasent (même Benoît, le plus réservé, qui s’agite sur sa chaise en se reconnaissant dans un karaoké au Japon), les langues qui se délient et les familles qui ont conscience que beaucoup reste à dire.
Puis, le moment ultime, un incroyable coup de hasard. Un ex æquo au sommet. Sans doute le plus beau compliment au jury de sélection : il avait vu juste, il n’y avait pas d’inégalités, pas de concurrent archidominant. Non, le jury avait bien choisi 10 vainqueurs, au pointage conscrit dans un mouchoir de poche. Il fallait un(e) gagnant(e).
Ce fut elle, Émilie. Elle l’a entièrement mérité.
Alors, comment conclure une aventure si enlevante ?
Et si, au contraire, elle ne s’arrêtait tout simplement pas ?
Car, j’en suis convaincu, vous en entendrez parler à nouveau de ces 10 de la première édition de La course Évasion autour du monde.
La fin d’une grande aventure
Écrit par : Francois Bugingo dans François Bugingo, La course Évasion autour du monde le Lundi 28 novembre 2011
Le coordonnateur de terrain, Derek Kennedy, avait bien caché son jeu. Juste au moment où on disait au revoir à l’équipe en studio à Montréal, il a débouché une bouteille de champagne pour saluer la fin officielle de la tournée pour cette première édition de La course Évasion autour du monde. Et là, on a ressenti cette émotion, on a vraiment eu conscience de la fin d’une aventure exaltante, étonnante, haletante et enrichissante. Nous en revenons tous grandis et surtout, fiers d’avoir mené ce bateau à quai.
Il y aura toujours des critiques, et nous sommes assurément les plus intransigeants critiques de nous-mêmes, et nous accepterons ces critiques, car elles sont la marque de l’attachement de ceux qui nous regardent pour cette émission. Mais d’un projet fou qui a débuté comme un irréel rêve pour la chaîne Évasion, nous avons réussi à faire du réel. Il y aura les visages que vous avez souvent vus à la télé, dont le mien. Mais ce possible, c’est aussi, voire surtout, l’oeuvre de plusieurs mains dont vous ne connaissez pas la face. Les patrons d’Évasion, les producteurs, le réalisateur, le directeur photo, le monteur, de nombreux guides et fixers, des hôtes dans chaque pays, des chauffeurs, des techniciens à Montréal, etc. Tous ces gens à qui je dis en ce moment un grand merci. En attendant de les retrouver pour la plupart à la grande fête que sera l’émission finale, celle qui couronnera le grand gagnant de la Course. Oui, il avait bien caché son jeu, notre Derek, et ces quelques gouttes de bulles dans un verre de plastique, sur une plage de Puntarenas au Costa Rica, étaient une jolie attention pour clore une fabuleuse aventure.
Le jury est unanime
Écrit par : Francois Bugingo dans François Bugingo, La course Évasion autour du monde le Lundi 14 novembre 2011
Non seulement le jury a attribué au film le meilleur score depuis le début de la Course, mais cela s’est fait avec une nette unanimité, les trois juges ayant accordé un score quasi identique. Restrepo raconte la quête de vérité d’une famille dont deux enfants (des adolescents) ont été exécutés par les forces du régime dictatorial équatorial il y a plus de 20 ans. Une plongée dans ce passé trouble des années de dictature en Amérique centrale et latine. Une famille qui refuse d’oublier, tout un village qui se souvient… Un véritable travail de journaliste qu’a mené Geneviève. Une histoire touchante, politique et triste. Le jury ne s’y est pas trompé…
Il était une fois, au sommet…
Écrit par : Francois Bugingo dans François Bugingo, La course Évasion autour du monde le Vendredi 11 novembre 2011
Chaque pas devenait un calvaire. Nous étions à 4 700 mètres d’altitude et il fallait encore monter jusqu’à 4 800.
Le souffle est court, et l’air, rare. Et en même temps, un vent cinglant fouette le visage.
Devant nous, nos guides trottinent carrément sur la piste qui monte abruptement. Bien plus, ils portent sur leurs épaules nos équipements.
Ma coordinatrice de production m’apprend une technique des Sherpas du Népal : inspirer, bloquer l’air, faire trois pas; expirer en trois pas et recommencer. Facile à dire, plus difficile à faire.
Alors, je bloque toute pensée, je courbe le dos, je ne pense plus à rien d’autre que ce pied à mettre devant l’autre. Ne pas regarder la distance restante pour ne pas se décourager. Juste avancer la tête baissée. Il y a une récompense au bout, ceci est une torture intéressée…
Trois, deux et…
C’est sublime, la vue est incroyable. Un ciel totalement dégagé. Une vision à perte de vue de ce pays au relief si contrasté. Au fond, là-bas, des volcans endormis dont les sommets sont couverts de glace.
La nature dans sa beauté sans faille. Elle inspire le respect…
Le goût de la liberté
Écrit par : Francois Bugingo dans François Bugingo, La course Évasion autour du monde le Mercredi 9 novembre 2011
Deux secousses… La chambre qui vacille. Les fenêtres des immeubles en face qu’on voit trembler. Nous étions bien prévenus, en Équateur, la terre a la fâcheuse habitude de trembler souvent. Les bâtiments doivent donc répondre à des normes antisismiques.
Après avoir été confinés dans l’espace réduit de Gibraltar, les concurrents semblent retrouver le goût de l’évasion. Ils ont repris leurs sacs à dos et sont repartis aux quatre coins du pays.
De Gilbraltar à Quito
Écrit par : Francois Bugingo dans François Bugingo, La course Évasion autour du monde le Mardi 8 novembre 2011
Quel accueil à Quito… Incroyable. Le ministère du tourisme n’a lésiné sur aucun moyen pour nous séduire. Orchestre traditionnel rien que pour nous à l’entrée du restaurant et ce diner fort aimable avec différents interlocuteurs locaux.
Mais 14 heures de voyage ont raison de notre enthousiasme et notre éveil.
On rêve d’un lit comme le chien d’un os.
Le verdict des films individuels
Écrit par : Francois Bugingo dans François Bugingo, La course Évasion autour du monde le Dimanche 6 novembre 2011
Finalement, ils ne seront pas tombés dans le piège que nous leur avions tendu. Nos quatre concurrents en phase finale ont réussi à trouver des sujets et des angles de traitement originaux sur ce bout de terre qu’est Gibraltar. Le jury l’a d’ailleurs reconnu en leur accordant à tous un pointage somme toute élevé.
Question cependant : le passage à l’étape des films faits individuellement a-t-il permis d’obtenir des films marqués de la signature de chaque candidat? Pas convaincu pour ce premier coup d’essai.
Il faudra donc attendre le passage en Équateur pour y parvenir peut-être.
Et la prochaine destination est…
Écrit par : Francois Bugingo dans François Bugingo, La course Évasion autour du monde le Lundi 31 octobre 2011
Les quatre éliminés ont, dans un geste de grande élégance, décidé de se lever à l’aube pour nous raccompagner au bus. Il est quatre heure et demie du matin, la nuit a été courte pour tous, mais ils tenaient à nous dire au revoir.
Les quatre ont aussi choisi de ne pas revenir tout de suite à Montréal. Ils partent ensemble passer une semaine au Portugal.
Quant à nous, huit heures de route nous attendent. Huit heures pour nous rendre à Tanger, au nord du pays. C’est seulement là que je vais dévoiler la prochaine destination aux concurrents. Eux, habitués aux grands déplacements, ne vont pas manquer de se sentir à l’étroit. Car dans deux heures, notre ferry va accoster sur le quai. Et la Course s’arrête cette semaine à… à suivre!
Le match s’est joué serré
Écrit par : Francois Bugingo dans François Bugingo, La course Évasion autour du monde le Dimanche 30 octobre 2011
Je l’avais pressenti, le jury allait adorer le film de Ninon et Hervé. Ce fut le cas. Un score record depuis le début de cette course. Si Hervé semblait relax, pour Ninon, il a fallu attendre le dévoilement du pointage final pour la voir respirer de nouveau.
Mais le match s’est joué ailleurs. Entre deux ex-partenaires durant la première phase de la Course.
Eliot et Geneviève ont fini par développer une relation fraternelle. Même après qu’on eut défait leur duo, ils ont continué à se parler régulièrement. Et aujourd’hui, un demi-point les sépare. C’est Geneviève qui occupera la quatrième et dernière place qualificative et Eliot pourra toujours se dire que son retard la veille dans la remise de son film lui a valu une sanction d’un point. Le point qui lui aurait suffi pour se qualifier.
Consulter la page de la Course
La fantasia
Écrit par : Francois Bugingo dans François Bugingo, La course Évasion autour du monde le Mardi 25 octobre 2011
Pour se rendre au village, il faut quitter la route principale et emprunter un chemin caillouteux. Les pneus de la voiture souffrent, de même que nos dos. Mais la vue est sublime, les montagnes imposantes, les couleurs du soleil couchant édifiantes.
Puis, sans crier gare, le hameau surgit à la sortie d’une courbe. À peine cinq modestes bicoques, et plein d’enfants autour. Ils sont souriants, ils sont curieux.
C’est Khalid, notre guide local, qui a eu l’idée de ce déplacement.
En pleine semaine du cheval, c’était bien trouvé que de penser à la fantasia. Tous les villages du Maroc sont en effervescence car dans cinq jours, c’est une grande compétition nationale qui est prévue à Rabat, la capitale.
Petits et grands villages étrennent leurs plus beaux habits et bichonnent leurs chevaux avant de les pousser à des exercices de dextérité.
Nous allons avoir droit à une séance d’entraînement.
On a beau avoir connu la fantasia, mais quand on y revient, elle demeure impressionnante.
Aujourd’hui, les bêtes sont particulièrement nerveuses. La plus jeune requière l’intervention de quatre hommes avant de se laisser monter.
Le village entier est agglutiné sur les flancs de la colline. Et c’est parti…
Cavalcade, freinage synchronisé, armement des fusils, puis feu.
Le bruit est assourdissant, et les enfants applaudissent.
Très bien comme répétition… Maintenant, je dois dire un texte de présentation juste après le coup de feu et les chevaux freineront à un mètre de moi. Il ne faut pas rater son coup…
Quelques minutes plus tard, l’hospitalité marocaine est à son meilleur. Les villageois refusent de nous laisser repartir sans manger. Ils nous ont préparé un couscous savoureux. Et le thé à la menthe bien sûr.
Les enfants nous regardent nous goinfrer à travers la fenêtre, les hommes, eux, sont à l’angle opposé dans la même pièce que nous.
Pour se rendre au village, il faut compter deux heures à partir de Marrakech, il faut s’attendre à faire souffrir son dos, mais au bout de la route, la chaleur et la simplicité de l’accueil guériront tout.










