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Des fleurs, des images et des souvenirs plein le baluchon
Écrit par : Joannie dans Joannie, La course Évasion autour du monde le Mardi 29 novembre 2011
Le retour… ouf, j’ai comme la drôle d’impression parfois que mon corps est ici, mais que mon cœur et ma tête sont restés quelque part entre mer et monde… dispersés en petits morceaux dans les méandres du globe. Laissés volontairement à tous ces amis de passage à la générosité sans borne !
Parce que ma Course, elle aura été belle, douce, exigeante, follement drôle, touchante et surtout intense. Intense comme j’aime que les choses le soient. Parce qu’une telle épopée ne peut être vécue à moitié. T’as assurément besoin d’être complètement présente, groundée, le cœur et la tête prêts à recevoir, comme une tonne de briques, ce que la générosité de tes sujets a de précieux à t’offrir !
Comment remercier tous ces gens, parce que parfois, tu te sens un peu comme un voleur, t’arrives vite vite vite, tu dois faire un film, vite et bien, tu prends et paf, tu repars… non sans oublier comment certains moments ont été plus que magiques…
Je jongle donc parfois entre le fait de me sentir un peu comme une cleptomane de l’image… mais ma tête comprend bien que c’était ça le deal; la Course, ça le dit… ça va vite !
De retour à la maison, je tente donc de revenir à la vie, tranquillement, doucement, mais sûrement. Avec tout l’amour de mes proches que j’aime tout autant, je me sens peut-être simplement un peu loin, comme si j’avais laissé une partie de mon petit cœur de l’autre côté de l’Atlantique. Mais peut-être que celui-ci fait le voyage de retour par bateau (c’est toujours un peu plus long par les voies terrestres et maritimes…) !
J’aurai donc eu le privilège d’apprendre la vidéo dans un contexte plus que stimulant. Passionnant médium qui enrichit ma passion pour l’image, parce que ma caméra photo est encore ma meilleure amie, mais qu’elle s’est trouvé une alliée de taille et que je sais que les deux ne peuvent dorénavant que se compléter.
Un merci tout spécial à ces anges de Course qui auront fait de cette folle épopée une expérience qui se raconte un peu moins bien qu’elle ne se vit. Merci pour les fous rires japonais, pour la douceur polynésienne, pour la créativité cambodgienne, pour la folie moustachue toute sri-lankaise, pour l’esprit de communauté italo/afghan et pour le délire marocain à dos de bagnole…
Une pensée toute spéciale à Benoit et Émilie, avec qui j’ai eu l’honneur de partager cette Course effrénée. Benito, l’ami avec qui faire un film dansant fut un de mes plus beaux souvenirs, mais surtout, un jeune homme à l’univers éclaté avec qui faire un film demeure un work in progress fascinant ! Merci le beau Benito. Et que dire de la jeune femme fonceuse de 5 pieds 1 que j’ai eue comme partner durant la 2e partie de la Course? Quel plaisir, chère Émilie. Vraiment, ma Course n’aurait pu mieux se terminer qu’en ton agréable compagnie à se balader dans les dédales marocains à la recherche d’un sujet (que nous n’avons finalement que plus ou moins trouvé…) Merci de m’avoir fait rencontrer ces Afghans; si tu savais comment ça m’a touchée ! Et merci de m’avoir obligée à sortir de ma zone de confort, c’est vraiment quelque chose de nécessaire parfois. Émilie, belle amie, j’ai été privilégiée de vivre cette Course à tes côtés, la moustache reste d’ailleurs pour moi un moment marquant d’épopée à rebondissements multiples.
Pour le reste, comme je le mentionne précédemment, je reviens tranquillement de cette aventure intense et imparfaite, parce que comme le dirait probablement l’ami Eliot, les choses lisses et propres, c’est ennuyant comme tout et ça manque terriblement de crunch!!!
Mon coup de cœur de Course revient d’ailleurs aux neuf participants qui ont croisé ma route cette année; quelle chance j’ai eu de rencontrer des gens si différents aux univers merveilleux ayant au moins une chose en commun autre que le désir de faire des films… soit le fait d’être de si belles personnes, humbles, passionnées, honnêtes et généreuses ! Et pour ce casting, j’avoue que je suis flabbergastée (je sais, je sais, ça sonne un peu cheezy, mais c’est tellement sincère) !
De retour à la maison et en quête d’une façon funky et douce de mettre de l’ordre dans mes souvenirs de Course, je me décide finalement à faire des tableaux photographiques d’objets reliés à chaque pays… Parce que chaque pays visité se veut une belle histoire qui se raconte ici sous forme de souvenirs et de choses trouvées au hasard de la route… La Polynésie est d’ailleurs remplacée par le Portugal (quoi, bien non, j’ai pas tant aimé Tahiti, ça chiale le ventre plein que certains diront…).
Le Japon
Parce que Tokyo m’aura une fois de plus jetée par terre avec son effervescence et sa grandiloquence tout asiatique ! Quel bonheur de s’y perdre et d’y observer les rockabillys ! Strangers, c’est clairement mon film préféré!!!
Le Cambodge
Parce qu’arriver à Siem Reap les deux pieds dans l’inondation nous aura enlevé le goût de faire un film misérabiliste… et nous aura poussés à faire la charmante rencontre de Loven Ramos. Quel endroit fascinant cette galerie/hôtel/café-résidence d’artistes qu’est 1961 ! J’en suis encore fascinée !
Le Sri Lanka
Parce que notre vol Bangkok-Colombo nous aura fait découvrir comment la moustache se veut culturelle au Sri Lanka et surtout, nous aura donné l’envie folle de faire un film sur les moustaches… Soyons jeunes et folles et allons-y avec une bonne dose de légèreté !
L’Italie
Parce qu’entre l’élégance tout italienne et la générosité afghane il y a un monde, on a donc décidé de faire un film sur ces réfugiés afghans aux vies dures, mais au regard si doux. Belle leçon de vie.
Le Maroc
Parce que faire un road-movie au Maroc était une idée qui nous a permis de découvrir les splendeurs du pays, mais aussi de rire à gorge déployée ! « Chronique d’un film rempli d’espoir où rien ne se passe comme prévu »… En effet, c’est bel et bien comme ça que ça s’est déroulé et j’en pleure encore de rire!!! C’était de loin la plus belle façon qui soit de terminer l’aventure.
Le Portugal
Parce qu’au lieu d’aller passer la semaine d’éliminés dans les méandres de l’Est du Québec, nous avons préféré partir nous balader au Portugal! Éliminés Holiday que nous avons surnommé cette semaine peuplée de road-trips, de quêtes absurdes, de siestes, de cinéma, de playa… Vraiment, ce fut une semaine belle et douce à ne penser à rien… sauf peut-être un peu au retour…
Le retour
Je retourne donc à ma vie dans mon appartement aux milles couleurs, à mes amis que j’aime tant, à mes balades à vélo qui me permettent de prendre le pouls de cette ville fascinante qu’est Montréal et à ces petits moments simples et doux qui donnent tout son sens à mon quotidien.
Maintenant, je retourne à mes moutons (bien non, je ne suis pas bergère dans mes temps libres, quoique comme sideline, ça pourrait être chouette…) et surtout, je retourne à mon studio peuplé de gens stimulants avec qui créer est un véritable honneur. Inch’Allah, comme qui diraient!!!
De l’Atlas à Mme Bourette
Écrit par : Joannie dans Joannie, La course Évasion autour du monde le Mardi 1 novembre 2011
Semaine mémorable ou comment faire un film sur le fait que notre épopée soit plus qu’absurde et loufoque…
Une virée au paradis du trekking (vite, sauvons-nous), la traversée des monts Atlas avec un chauffeur de taxi aux goûts musicaux discutables, la rencontre d’un Marocain plus Queb que Marjo (ou presque), un pays d’hommes qui nous observent avec un air surpris (limite troublé) et surtout, des gags de Mme Bourette qui n’en finissent plus de finir!
Parce qu’au Maroc, tout était un peu compliqué et un peu weird, mais bonyenne qu’on a ri! Rendu là, c’est tout ce qui comptait!
Finale à rebondissements multiples et départ vers d’autres contrées, sans responsabilités, mais aussi sans les beaux amis…
Disons que la transparence de ma photo de Course me guette dangereusement, mais je vous embrasse tous autant que vous êtes (pas sur la bouche, j’ai la grippe) et vous dis au levoil!
Consulter la page de la Course
Pape mobile et moment de grâce afghane
Écrit par : Joannie dans Joannie, La course Évasion autour du monde le Mercredi 26 octobre 2011
Pour cette première épopée européenne à vie, je comprends à la splendeur de l’architecture, à la propreté des rues et à l’élégance toute italienne qu’il ne s’agira certainement pas ici de mon coup de coeur (ça sonne drôlement Occupation double… hum hum) durant cette course effrenée.
Perdues dans les méandres ennuyants de Montecatini (où la moyenne d’âge semble être de 118 ans), nous décidons d’aller explorer Rome et espérons secrètement être attendues pas la pape mobile à notre arrivée à la gare. Benoît devait être busy busy ce jour-là parce que ça manquait clairement de papauté au terminus… quel dommage! (ok ok, j’arrête ici tout succulent gag à caractère religieux)
Nous partons donc en escapade romaine, guidées par les conseils d’un ami à Émilie, et nous arrêtons ainsi notre chemin à la gare Ostiense à la recherche de réfugiés afghans. J’ai donc rangé mon scepticisme au placard et j’ai décidé de faire confiance à ma chère partner. En faisant la rencontre de ces Afghans au passé trouble, au regard doux hanté par de tristes souvenirs et à la fierté admirable, j’ai tout de suite eu une envie folle de leur rendre hommage par notre film et surtout de raconter leur histoire. Fin du scepticisme.
Parce que pour moi, la Course, c’est supposé être ça, des rencontres magiques qui te chavirent et te renversent le petit coeur, c’est ce que j’appelle sortir de sa zone de confort! Merci les beaux jeunes hommes pour ce moment de grâce lors de cette soirée à danser devant 150 Afghans au regard complètement surpris par mes skills douteux de danse. C’est le genre de moment unique qui ne se savoure qu’en étant pleinement vécu, la caméra bien rangée dans son sac, le coeur léger. Me semble que c’est juste sain d’être parfois autre chose qu’une marathonienne de l’image!
On part pour le Maroc, Inch’Allah! Probablement ma dernière semaine de course, on va aller s’éclater sur les routes et voir où la vie nous mènera! J’ai confiance!!! D’ici là, voici la série de portraits sur les Afghans de la gare Ostiense, parce qu’ils sont exemplaires et dignes malgré l’adversité!
Macarena et Sri Lanka
Écrit par : Joannie dans Joannie, La course Évasion autour du monde le Mardi 18 octobre 2011
Escapade sri-lankaise sur trame de fond colorée, funky et surtout d’une légèreté qui fait du bien à mon petit coeur de coureuse fatiguée. Parce que ça fait drôlement du bien d’être légère dans un contexte où parfois ta tête n’en finit juste plus de spinner, à la recherche d’un sujet de film, entre deux blogues, en subissant un décalage horaire, en transit vers un nouveau pays et surtout en deuil de ce qu’on appelle une bonne nuit de sommeil!
Donc oui, de la légèreté, du Bubbly à fond, des moustaches, un barbier et encore une fois de belles rencontres. Parce que personnellement, ça me fait bien rire un film où la beauté passe par la moustache; clairement, ils ont tout compris ces Sri-Lankais! (Bon goût quand tu nous tiens)
Nous quittons donc Slave Island, Colombo, petit quartier où après deux jours de tournage, nous nous baladions dans les rues en étant reconnues comme les deux dames à la moustache, toujours un peu drôle si c’est pris hors contexte d’être les deux femmes à moustache (où est Beauce Carnaval quand on en a besoin)!
On a aussi rencontré une dame tellement funky qu’elle aurait fait sentir James Brown comme quelqu’un de pas groovy groovy. Elle et moi, on était comme des BFF sans se connaître vraiment, quand ça clique et que tu danses la Macarena dans un salon sri-lankais en te déhanchant allègrement (en chantant les paroles comme si j’étais encore en 2e année du primaire… soit en fredonnant au son… quel désastre, mais elle n’y a vu que du feu). Quelle coquette dame de 73 printemps, vraiment une singulière et douce rencontre, même si ma nouvelle amie trouvait franchement que j’avais de bien plus grosses fesses qu’Émilie et son small size.
Mes yeux émerveillés par ce contact bref avec le chaos organisé et le petit frère indien sont encore reconnaissants de cette virée à saveur de curry et de riz spicy. Quel bonheur de se perdre dans un océan de beaux gens, d’odeurs, de couleurs, de petites rues bondées, de poussière et de lumière sublime.
À chacun ses goûts, mais pour ma part, j’aime cette imperfection toute indienne/asiatique qui rend les balades et le quotidien tellement plus surprenants. La propreté et la perfection m’ennuient profondément, ça y est, c’est dit, me semble que cette perfection, ça manque de soul, un peu de trash svp… Parlant de propreté et d’élégance, nous voici dans un avion depuis plus de 77 heures… vers l’Europe! À suivre…
Voici, en images, cette ville qui fut mon coup de coeur depuis le début de cette course folle!
Octobre 1961, Cambodge
Écrit par : Joannie dans Joannie, La course Évasion autour du monde le Lundi 10 octobre 2011
Petite balade dans le temps pour cette épopée cambodgienne de quelques jours. Après une arrivée mouvementée due aux inondations qui envahissaient même le centre-ville de Siem Reap, j’ai compris que la petite maison blanche du Saguenay ensevellie lors du déluge de 1996 avait de la solide compétition… Disons que notre chambre dans un hôtel 5 étoiles tout près des gens qui pataugeaient dans l’eau me rendait plus ou moins à l’aise… Sans oublier que le gérant du dit hôtel trouvait vraiment que notre idée de film était boiteuse (disons qu’au lieu de me faire douter, ça m’a plutôt rassurée qu’il s’agissait bel et bien d’une excellente idée.. c’est fou parfois). Vivement le départ vers ce qui fut l’antre de notre bonheur rétro pour quelques jours de tournage!
Nous avons donc abouti dans le paradis de Loven Ramos, maître rétro toutes catégories confondues, propriétaire de la galerie 1961. Quand les drinks de l’endroit sont baptisés en l’honneur des chansons des Beatles, disons que je n’ai jamais autant eu envie de prendre un coup… en plus de me sentir un peu comme à la maison dans cet univers sixties…
Bref, ce fut notre dernière semaine à filmer et à partir dans des délires surprenants, Benoît et moi. Après le Japon et cette fiction basée sur un danse-o-thon et une association qui milite pour l’Halloween à l’année, nous étions bel et bien convaincus que nous formions un heureux duo! Pour notre dernière semaine, nous avons donc décidé d’ouvrir la brèche rétro et d’y aller à fond la caisse (avouons-le d’emblée, une chambre sur les Kennedy et la pop culture américaine, c’est plus beau que dans mes rêves)!!!
Les belles rencontres se sont succédé (merci à Lulu Castagnette pour ce vent de fraîcheur) et nous avons fait d’intéressants apprentissages durant cette semaine à saveur de tuk-tuk et de riz frit… tel que lorsque les Cambodgiens se font photographier, il est impossible qu’il soit en nombre impair… simplement parce que la personne au milieu est convaincue qu’elle mourra sous peu, ah superstition étrange quand tu nous tiens…
Nous avons également entendu entre deux branches de palmier que Mick Jagger se loue des chambres d’hôtel avec des piscines privées au Cambodge (la suite à l’émission La vie des gens riches et célèbres…), que les Sud-Asiatiques ont un humour orthographique dont ils ne soupçonnent même pas l’existence… (no bear on the room please… ou encore la toute aussi délicieuse no out-ciders… je la ris encore), que les Crocs les plus laids de la terre sont en vente libre à Siem Reap (merci Arianne pour ce succulent achat, j’avoue avoir failli succomber à la tentation dans un moment d’égarement, les deux pieds dans mes Converse bien mouillés) et que même les moines sont funky et techno (vraiment deux moines qui se prennent en photo avec un Iphone, disons qu’on arrête pas le progrès)…
Tout ça pour dire qu’on est encore là, Ben et moi, et qu’on est pas mal contents de faire trois autres pays!
Ça risque de groover au Sri Lanka avec ma nouvelle partner! Vivement Colombo (pas l’acteur, la ville…)!
Rock’n'roll nippon
Écrit par : Joannie dans Joannie, La course Évasion autour du monde le Jeudi 29 septembre 2011
Tokyo, belle et effervescente, tu m’as ravi le coeur à nouveau! Des rockabillys funky qu’on imagine organiser des danse-o-thon, We are the world au karaoké (interminable chanson, merci feu Michael), des toilettes pimpées qui ont des options plus que surprenantes (musique, douche et tralalère, y’a pas à dire, ça saisi), des machines à toutous dans lesquelles tu peux gagner des crocs (quelle chance!) ou des popsicles, vraiment je suis comblée par ce périple éclair malgré une finale différente de ce qu’on souhaitait (parce que oui, la Course, c’est aussi le jugement des autres sur les films dans lesquels on met tout notre petit coeur à faire et qu’on bichonne ensuite avec amour).
Cette semaine, on a fait un film musical et absurde qui nous a permis de délirer comme des cons avec cette fiction japonaise. Simplement parce que nous sommes jeunes et fous et que tant qu’à être à Tokyo, fallait bien se faire plaisir et rendre honneur à cette ville peuplée d’Asiatiques aux cheveux raides, aux yeux bridés et au look d’enfer. Nous avons également fait une belle rencontre, Keita, l’ami japonais qui a embarqué dans ce délirium avec entrain en agissant à titre d’interprète et de narrateur, du bonbon!
On a même improvisé un « Où est Charlie » dans le chaos organisé de Shibuya.
Pour le reste, outre le fait que je me suis complètement perdue dans les dédales du métro de Tokyo (telle une Scarlett Johansson, j’étais lost in translation, en un peu moins pulpeuse, mais bon…), que j’ai vraiment adoré commander mon plat de nouilles sur une machine à boutons (à quand les robots-waiters japonais), que j’ai tant ri en faisant d’excellents gags à propos de la Hoppy beer (Hoppylaille, Don’t worry, be hoppy ou encore la succulente Oh hoppy days…), je me suis surprise à rêver d’un jour vivre une vie nipponne heureuse au pays du soleil levant.
Tokyo, belle de jour comme de nuit, effervescente, déjantée et éclatée comme j’aime ces métropoles asiatiques, je te dis à bientôt et te promets de porter mon chandail I love Tokyo avec fierté dans l’attente de notre prochain rendez-vous doux.
Parce que Joe-Joe+Tokyo= BFF (best friend forever) et que comme le chante si bien Coco Rosie, everybody wants to go to Japan.
L’acrostiche polynésien
Écrit par : Joannie dans Joannie, La course Évasion autour du monde le Vendredi 23 septembre 2011
Douze jours en Polynésie se racontent si bien sous forme d’acrostiche, allons-y donc, gâtons-nous, parce que c’est bien connu, un acrostiche, c’est toujours champion :
P apeete en matinée au son du ukulélé joué par des papis thaïtiens… priceless!!!
O rdre du jour, faire un film, un beau film de préférence… mais c’est subjectif tout ça…
L assitude de l’hôtel Radisson et de ses jeunes mariés au plaisir contagieux (sarcasme, quand tu nous tiens)
Y fait chaud (ok, poche, j’en conviens, mais avouons-le d’emblée, toujours difficile le « Y » dans un acrostiche)
N ager avec les poissons dans les lagons bleu gatorade, grisant!
É couter NRJ Thaïti en buvant une bière au 3 Brasseurs de Papeete… dépaysant… hum hum
S auter en parapente, les pieds dans le vide, la tête à 1 200 m dans les airs! Du bonbon!
I vresse à bord d’Air Thaïti (« champagne », qu’elle criait le verre plein)
E nervée à l’idée d’aller danser du rock’n'roll dans le prochain pays… À suivre…
Les essentiels selon Joannie
Écrit par : Joannie dans Joannie, La course Évasion autour du monde le Lundi 29 août 2011
Plus que quelques dodos avant le grand départ. Le décompte est donc bel et bien commencé et j’avoue que la fébrilité me gagne tranquillement. Telle une fillette qui attend de déballer ses cadeaux de Noël en mangeant tous les biscuits qui sont supposés être pour le père Noël, je trépigne d’impatience.
Me voilà donc dans les derniers préparatifs de cette aventure rocambolesque qui débutera sous peu! D’ici le grand départ, je tenterai de voguer doucement et pas trop maladroitement entre mes nombreuses obligations pré-course. Telle une Guillaume Lemay-Thivierge version blonde et coquette, je suis donc fin prête pour mon saut dans le vide!
Voici donc, en 5 étapes, les activités essentielles pré-départ sur ma to do list.
1. Préparer mon bagage (léger et discret, ça va de soi…) et me contenter d’apporter seulement l’essentiel (oui oui, un walkman rouge, une bouilloire, une horloge de poche, un polaroïd, un séchoir à cheveux, un téléphone à cadran et des talons hauts sont assurément nécessaires au baluchon de tout bon voyageur qui se respecte).
2. Faire mon lavage et me remémorer comment j’aime les beaux panoramas de mes ruelles d’Hochelaga en automne.
3. Écouter ma chanson de l’été en dansant ma vie et en tapant des mains dans le bonheur de cet appartement coloré que je m’apprête à quitter.
4. Tenter de voir tous les amis avant de partir et ce, en pédalant ma vie armée de mes coquettes ballerines saumonées (ça va toujours plus vite et c’est toujours oh combien plus agréable quand on est bien chaussée de se balader à dos de vélo, c’est bien connu…).
5. Revêtir ma veste de franges et de denim des grandes occasions, mettre mes lunettes funky, mon bolo country, fermer les yeux, respirer un grand coup, arrêter de penser et foncer… Vivement cette course folle!!!























































