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Le café de tous les désirs

 

 

 

 

 

Arrivés à Puntarenas, on avait juste tous le goût de partir de cet hôtel cheap de station balnéaire désaffectée. Pire que ce qu’il y a de pire en Floride, je vous le jure.

 

Nos chambres sentaient le moisi et l’atmosphère de l’endroit avait toutes les qualités requises pour que nous ayons  juste envie de mettre fin à nos jours.

 

Ok, je ne commence pas à être snob des chambres d’hôtel. En Équateur, je savais pertinemment que je cohabitais avec les coquerelles dans ma chambre et que les champignons qui tachaient 50 % de la superficie du mur de ma chambre n’aidaient sûrement pas à ce que je respire bien.

 

Non, je ne suis pas vraiment difficile quand il s’agit de choisir une chambre d’hôtel.

 

Mais cette fois-ci, quand je suis arrivé à San Jose, dans ma dernière semaine de Course, j’avais le goût de me payer une chambre un peu plus confortable.

 

J’avais aussi le goût de faire le film qui me plaisait. Mon film sur le Café des désirs, c’est moi. Tout simplement.

 

J’ai de l’admiration pour ces jeunes qui construisent des choses, qui vivent leurs vies et qui essaient à leur façon de changer leur entourage.

 

Bien évidemment, il n’y a rien de nouveau, rien de très innovateur.

 

Mon film ne fait que brosser le portrait de trois personnes intéressantes qui ouvrent un café à San Jose.

 

Ouvrir un café, entre vous et moi, c’est plutôt banal.

 

Mais le café de Los Deseos, le café de (tous) les désirs, c’est plus qu’un café, c’est le rêve de ce trio.

 

Le désir de changer de vie, de quitter leurs emplois routiniers pour construire un de leur rêve à leur image.

 

Et moi, ce que j’ai vu en eux, cette flamme, cette honnêteté par rapport à leurs rêves et désirs, ben ça ma frappé, j’ai été charmé. Tout simplement.

 

Dans ce quartier, il y a les putes, il y a des hôtels pour les touristes américains, il y a une boutique de vêtements cool, deux parcs, dont un qui porte le nom Morazan*, et maintenant, il y a le café de Los Deseos.

 

Merde. Isn’t it beautiful?

 

Une chose est sûre, moi, ces jeunes, je les aime.

 

*Le parc Morazan a été nommé ainsi en l’honneur de Francisco Morazan, ce grand dirigeant et visionnaire qui a changé, unifié et aidé la cause des gens d’Amérique centrale au 19e siècle.

 

Hervé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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