Archive pour le mot-clef ‘Maroc’
Playoffs are over (golf time)
Écrit par : Eliot dans Eliot, La course Évasion autour du monde le Mercredi 9 novembre 2011
Ce fut très difficile de choisir ce dernier clip… Mais je crois que celui-ci fit très bien avec ce qui se passe dans ma tête… J’espère que vous apprécierez !!!
Le temps fait bien les choses…
Pour moi, c’est le genre de réplique qui me fait un peu suer…
Peut-être parce que dans le plus profond de moi-même, je sais trop bien la pertinence de cette réplique… Peut-être parce que je suis un éternel impatient qui veut que les choses avancent et qui refuse de laisser le temps faire son job.
Ça fait deux semaines que je dors mal, vraiment mal. Je rêve à des affaires tellement weird qui ont certainement un lien avec ce que j’ai vécu dans les deux derniers mois.
J’ai jamais été très spirituel… Tout ce que je sais, c’est que mon corps me parle…
Mon corps me parle… Des fois j’angoisse, des fois j’ai envie de pleurer, des fois je suis crinqué à faire des films… Le temps… je sais, je sais…
Mon corps a commencé à me parler au Cambodge quand j’ai été malade après avoir mangé de la bouffe dans un hôtel 5 étoiles dont je tairai le nom.
C’est mon dernier blogue, j’ai attendu tout ce temps-là pour essayer de vous faire le compte-rendu le plus concret et le plus dénué d’amertume possible. Je pourrais parler longtemps du trois minutes de retard, mais j’en ai franchement pas envie et je crois que tout ça s’est produit pour une raison et qui me reste juste à comprendre et assimiler tout ça.
Bon, on va prendre une petite pause pour se divertir un peu…
ENJOY !!!
Bon, bon, bon, que dire, que dire, QUE DIRE!!!!
Ça fait deux semaines que je laisse mijoter tout ça dans ma tête en étant convaincu que je vais finir par écrire un texte de trois pages qui résumera bien mes deux mois.
Grossière erreur… Naïveté quand tu me tiens…
Sérieux, je peux pas…
Des fois, on a juste trop de choses à dire pour pouvoir parler, on sait juste pas par où commencer et c’est exactement là que je me trouve… Un jour, j’écrirai tout ce que j’ai vécu et par où je suis passé, mais je crois pas que ce jour-là soit arrivé.
Si vous saviez comment j’ai aimé les trois jours où on faisait des films, ces trois jours-là où on était tout seul à écouter et à vivre un morceau de ce qu’il y a ailleurs. Vivre en petits morceaux la réalité de certaines personnes. J’aime l’être humain autant que je peux le haïr par moment, mais je tripe trop sur l’imperfection pour vouloir qu’on atteigne la perfection un jour.
La perfection est dans l’imperfection… Christ, je devrais devenir philosophe…
Deux mois à voyager, c’est tellement rien, mais c’est énorme en même temps.
À tous ceux qui nous ont rappelé à quel point on était chanceux de vivre ça, je vous dis ceci : « Vous aviez tellement raison ».
Je pense que la seule certitude que j’ai depuis mon retour est le fait que j’aime tellement faire des films. Je veux et je vais en faire toute ma vie. Je veux aussi voyager, je veux aussi me calmer, devenir zen.
Je dis souvent que c’est un privilège de monter sur une scène de théâtre et d’avoir 300 personnes, qui ont payé 30 $ chacun, devant soi. Trois cents personnes qui ont payé pour venir écouter ce qu’on a à dire. Il y a du monde qui se tire des balles dans la tête parce qu’il y a personne qui les écoute.
Ben la Course, pour moi, ç’a été ça. Découvrir une partie du monde en faisant des films pour que des gens les regardent. Tout ça est juste magnifique et vous avez pas idée à quel point je connais la chance que j’ai eue. Il va toujours y avoir des affaires qui marchent tout croche dans tout, mais c’est quand on sort de là qu’on se rend compte que la marde va dans le fond pis qu’au-dessus, il reste l’eau claire (deuxième citation à caractère philosophique… Fuck Yeah !!!)
Eille, je pourrais juste dire ceci : je suis profondément heureux d’avoir vécu tout ce que j’ai vécu, je vous remercie pour tous vos commentaires et pour votre écoute.
Tout ça fut un réel plaisir !!!
J’ai également mis un extrait d’un court-métrage sur lequel je suis en train de travailler…
En espérant que ça vous plaise…
On se prend une bonne bière un moment donné!!!!
Eliot
Du pain et une élimination
Écrit par : Geneviève dans Geneviève, La course Évasion autour du monde le Vendredi 4 novembre 2011
Il y a des fois où on se dit qu’au-delà de la Course, il y a des expériences humaines qui valent amplement le détour et qui confirment notre chance d’être là.
Passer la journée et la nuit dans une famille berbère habitant à flanc de montagne, dans un espace reculé, est une expérience que je n’oublierai pas de sitôt. Bizarre comme le fait de ne pas partager la même langue ait si peu d’importance, tout d’un coup.
Ces gens-là ont été extrêmement généreux envers nous. Ils nous ont invités dans leur maison. Ils ont partagé leur nourriture. Ils nous ont laissés les observer, regarder pendant des heures leurs moindres faits et gestes avec fascination (d’ailleurs, notre entêtement à filmer leurs mains qui travaillent la pâte et le couscous les ont fait bien rire).
Benoît a pris une image de moi assise sur le bord de la montagne. La grand-mère berbère était venue m’y rejoindre et s’était assise sans gêne juste à côté de moi. La petite fille aussi s’était installée près de nous. Je regarde cette image et j’ai une drôle d’impression. D’abord, le contact physique qui se crée si facilement, puis ma présence qui cloche, crée l’anachronisme, comme si j’assistais à la rencontre de deux époques, assises côte à côte, liées dans cette acceptation de l’autre.
***
Trois minutes. Ce seront trois minutes de retard qui auront joué de notre sort à Eliot et moi. Si ça n’avait pas été de ce retard, Eliot serait passé en final, moi pas. Je sais que c’est le jeu, mais, à mes yeux, ça reste complètement absurde. À trois minutes près de rester trois semaines de plus, faire trois films de plus, l’élimination me semble toujours aussi caduque et insensée. En fait, son côté aléatoire m’attriste.
Les courbes sensuelles de l’Atlas
Écrit par : Hervé dans Hervé, La course Évasion autour du monde le Mercredi 2 novembre 2011
L’Atlas, cette chaîne de montagnes qui traverse le Maroc.
Je la franchis. Je déambule dans ses lacets étroits, y dépasse des voitures sur les bouts droits.
Au milieu de la route, sur le côté, une voiture a capoté.
Les quatre pneus dans les airs.
Au moins, elle n’est pas dans le ravin.
Après sept à huit heures de route, nous arrivons à Ouarzazate.
Un petit tajine d’agneau aux abricots dans un bistro et hop, nous rencontrons déjà deux personnes qui peuvent nous aider.
James et Thierry, deux Français qui habitent Ouarzazate depuis deux ans pour l’un, six mois pour l’autre, nous font un petit résumé de ce qu’il pourrait y avoir d’intéressant pour notre film dans cette ville.
Ils nous mettent en contact avec Naceur Oujri, un figurant qui a travaillé sur de nombreux tournages. Il tient un premier rôle parlant dans Lawrence d’Arabie… Il a même été assistant de Pasolini.
C’est parti pour un autre film du bout du monde.
Dans notre chambre minuscule de l’hôtel Royal, au moins il y a un balcon. Quand la porte y est ouverte, quand l’air y entre, mêlé au son cacophonique de la ville, je sais pas pourquoi, je me sens comme dans l’appartement de Meursault, ce personnage du roman L’étranger, de Camus.
La maghrébitude m’emporte; j’y comprends au fond toutes ces différences. Et j’aime ça.
Pendant que Ninon entame le montage du film, je vais tourner avec Hakim et Guillaume dans la forteresse de Jérusalem en périphérie de la ville, à une demi-heure de route.
Cet endroit est grandiose. Perdue dans un début de désert quelconque, cette forteresse recrée à merveille les bâtiments qu’on aurait pu s’imaginer à cette époque.
D’être là dans cet endroit sans touriste, car le touriste ne voit pas ce Jérusalem, c’est merveilleux. Nous y sommes grâce à Hakim, qui est ami avec le gardien de sécurité.
Je me sens privilégié. En plus, on enregistre de la très belle musique.
On s’est fait plusieurs bons amis au final. Une chance que James était là. Bon dieu, inch allah, les copains du bout du monde.
Et le Maroc, c’est déjà fini. Et cette élimination imminente qui nous guette. Et quatre de nos frères et soeurs qui nous quittent. Puis, cinq au final. Je reste, nous gagnons la première place. Ninon et moi, nous sommes contents.
Même si les nuits sont sombres, même si l’isolement est bien présent, je ne suis pas seul.
Car Knowles est là, Knowles est là. Ne t’en fais pas.
De l’Atlas à Mme Bourette
Écrit par : Joannie dans Joannie, La course Évasion autour du monde le Mardi 1 novembre 2011
Semaine mémorable ou comment faire un film sur le fait que notre épopée soit plus qu’absurde et loufoque…
Une virée au paradis du trekking (vite, sauvons-nous), la traversée des monts Atlas avec un chauffeur de taxi aux goûts musicaux discutables, la rencontre d’un Marocain plus Queb que Marjo (ou presque), un pays d’hommes qui nous observent avec un air surpris (limite troublé) et surtout, des gags de Mme Bourette qui n’en finissent plus de finir!
Parce qu’au Maroc, tout était un peu compliqué et un peu weird, mais bonyenne qu’on a ri! Rendu là, c’est tout ce qui comptait!
Finale à rebondissements multiples et départ vers d’autres contrées, sans responsabilités, mais aussi sans les beaux amis…
Disons que la transparence de ma photo de Course me guette dangereusement, mais je vous embrasse tous autant que vous êtes (pas sur la bouche, j’ai la grippe) et vous dis au levoil!
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Le silence
Écrit par : Benoît dans Benoît, La course Évasion autour du monde le Mardi 1 novembre 2011
Un corbeau m’a apostrophé, une rencontre fatidique où on m’a reproché l’entretien de mon blogue depuis le Japon. Je me plaisais à penser qu’il lui fallait être totalement libre, ce blogue, pour me ressembler un peu. Et que si je n’avais rien à dire pour élever les esprits, qu’il valait mieux que je me la ferme.
Un corbeau m’a apostrophé, mais je ne rabâcherai pas davantage des faits et des distorsions. Je sors donc de ma torpeur le temps d’écrire ceci : les gens du Cambodge étaient très accueillants, ceux du Sri Lanka aussi. J’ai mangé à ma faim en Italie et le jus d’orange du Maroc m’a permis d’apprécier des jours comptés.
J’aime le silence, il ne râpe jamais les tympans.
Le match s’est joué serré
Écrit par : Francois Bugingo dans François Bugingo, La course Évasion autour du monde le Dimanche 30 octobre 2011
Je l’avais pressenti, le jury allait adorer le film de Ninon et Hervé. Ce fut le cas. Un score record depuis le début de cette course. Si Hervé semblait relax, pour Ninon, il a fallu attendre le dévoilement du pointage final pour la voir respirer de nouveau.
Mais le match s’est joué ailleurs. Entre deux ex-partenaires durant la première phase de la Course.
Eliot et Geneviève ont fini par développer une relation fraternelle. Même après qu’on eut défait leur duo, ils ont continué à se parler régulièrement. Et aujourd’hui, un demi-point les sépare. C’est Geneviève qui occupera la quatrième et dernière place qualificative et Eliot pourra toujours se dire que son retard la veille dans la remise de son film lui a valu une sanction d’un point. Le point qui lui aurait suffi pour se qualifier.
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Les tuiles
Écrit par : Gabriel dans Gabriel, La course Évasion autour du monde le Samedi 29 octobre 2011
Dans un pays où les céramiques ornent la moitié des murs, j’imagine qu’il fallait s’attendre à frapper quelques tuiles cette semaine ! Je ne pensais toutefois pas que nos derniers jours seraient aussi difficiles… J’étais pourtant heureux d’aller au Maroc ! J’y avais mis les pieds il y a sept ans. Je connaissais l’ambiance, les odeurs, l’architecture. J’avais même déjà cumulé une courte expérience de négociation ! Je savais en plus qu’il serait assez facile de parler français et anglais, ce qui, j’espérais, faciliterait notre travail.
Malheureusement, j’ai réalisé une fois de plus qu’il existe parfois une grande différence entre le fait de voyager et celui de tourner un film. Le contexte sociopolitique n’aidait sans doute pas. La liberté de parole est encore très fragile au Maroc et plusieurs des personnes que nous approchions n’assumaient leurs propos qu’en l’absence de caméra. Eliot et moi avons vite cessé de compter le nombre de rendez-vous manqués. Cela s’ajoute à une longue liste d’autres mésaventures qui ont fait de cette semaine la plus éprouvante que j’aie rencontrée depuis le début de cette Course. Dans les circonstances, je crois vraiment que le résultat de notre film est un petit miracle. Je crains néanmoins que les tuiles d’Essaouira aient définitivement signé la fin de ma Course. Nous en aurons la confirmation sous peu.
La loi du silence
Écrit par : Eliot dans Eliot, La course Évasion autour du monde le Vendredi 28 octobre 2011
Ça fait un peu plus de cinq semaines qu’on fait le tour du monde…
C’est la première fois que je peux dire avec certitude que je viens de frapper un hostie de mur…
Pris entre le désir profond de rester et une peur immense du prémâché…
Ça fait cinq semaines qu’on fait des films à deux, des films remplis de doux compromis qui tentent d’uniformiser deux mentalités…
Comprenez-moi bien, j’ai adoré le travail avec mes deux partenaires, ils sont extraordinaires, mais je suis un sauvage, j’y peux rien, j’ai besoin de solitude, j’ai besoin de me gérer, de me calmer…
Je réalise que je suis souvent intense dans mes blogues, mais sachez ceci : Je suis profondément heureux!!!
Bon, le Maroc!!!
Christ que c’est beau!!!
Que dire… Que dire….
Ça fait longtemps que je veux faire un film sur la peur, c’est quelque chose qui me fascine vraiment… Je suis quelqu’un qui a une chienne trop grande de mourir, j’ai peur de mourir trop jeune, j’ai peur de pas avoir le temps… Ça fait cinq semaines que j’essaie de trouver le temps d’être tout seul pour pouvoir me gérer… Ça fait cinq semaines que j’ai juste pas le temps de le faire… En fait, j’ai le temps de le faire, mais j’ai peut-être pas la liberté que j’ai besoin pour le faire…
S.V.P. ne prenez pas ce texte comme une complainte, c’est seulement un constat, je suis le premier à avoir dit que ce concours était un privilège… Bref, je m’égare, comme d’habitude…
Voici où je veux en venir :
La PEUR !!!
J’ai passé ma semaine à me faire dire par des Marocains qu’ils pouvaient pas parler parce qu’ils voulaient pas être dans la marde, qu’ils voulaient pas aller en prison, qu’ils voulaient pas que leur famille soit dans le trouble… On peut faire faire ce qu’on veut à n’importe qui quand on réussi à lui foutre la chienne. Je crois que la docilité de l’humanité réside dans la peur… dans son sens le plus large. Il y a des pêcheurs artisanaux qui se font littéralement menacer avec des guns… Mais ils peuvent pas en parler parce qu’ils ont la chienne de se retrouver en prison…
Bonne semaine !!!
Eliot
Maroc
Écrit par : Émilie dans Émilie, La course Évasion autour du monde le Vendredi 28 octobre 2011
HAïKUS :
Photographies poétiques
Forme poétique japonaise classique, le haïku est un petit poème de 3 vers comprenant respectivement 5, 7 et 5 syllabes. Extrêmement bref, il vise à dire l’évanescence des choses et comporte toujours une référence à la nature. Il doit pouvoir se lire en une seule respiration et, de préférence, à voix haute. Il évoque un instant, une impression; il incite à la réflexion. Le haïku est dépourvu de métaphore; les choses y sont nommées par elles-mêmes et doivent suffire à suggérer une image, une sensation.
Parce que la forme est contraignante, l’idée jaillit plus intense
Charles Baudelaire
17.
Le gardien du port
Par des gestes me déclare
Un amour sans mots
(Conversation en langage de signes approximatifs avec un marin muet. Incroyable.)
18.
Le soleil inonde
Le flanc vert des montagnes
Aube sur le village
19.
Vallées sinueuses
Abritant des pâturages
Vert tendre et douceur
(L’atlas, toujours l’atlas…)
20.
Une route longue et plate
Déroulée dans la poussière
Chemin du désert
(Road trip aux couleurs orangées)
Du cinéma
Écrit par : Ninon dans La course Évasion autour du monde, Ninon le Jeudi 27 octobre 2011
« Bon, il doit y avoir une deuxième batch qui s’en vient… »
« Ouais, j’imagine. »
Après avoir passé le vol entre Rome et Casablanca assise devant un homme qui se parle tout seul, après avoir attendu interminablement aux douanes (je choisis toujours la mauvaise ligne, c’est mon karma), Hervé et moi regardons depuis maintenant beaucoup trop longtemps les mêmes valises passer sous nos yeux. Pour l’instant, nous rigolons, nous nous disons qu’elles vont arriver, nos valises. Eh bien non. L’évidence que nous tentions de nier nous a rattrapés. Perdues. Youppi.
Disons que la semaine a commencé d’une drôle de manière. Un peu comme dans un film. Pas de bagages, on nous les retrouve, on nous les reperd, nous perdons finalement une journée à attendre pour rien. Pour reprendre le contrôle sur notre destin, nous décidons de louer une voiture. Lors de la signature des papiers, je me rends compte que je ne trouve plus mon permis. Hum. Peut-être dans ma valise…? Hervé ne conduit pas manuel. Mais il a son permis. Et une envie subite d’apprendre à Marrakech. Ok. Il faut que nous partions, nous avons perdu trop de temps. Très courageux, le Hervé. Il aurait fallu nous voir, moi qui lui mime avec mes mains le mouvement des pédales pendant que nous étouffons dans la ville. Nous étions tellement concentrés sur sa conduite que nous avons manqué la pancarte qui indiquait Ouarzazate. Nous l’avons réalisé une heure et demie plus tard. Nous avons perdu trois heures.
Obstinés, nous avons continué notre route, traversant l’atlas dans la lumière de fin de journée. Magnifique. Un décor à couper le souffle. Nous avons bien fait de ne pas démordre. En entrant dans Ouarzazate, nous savions que nous avions un sujet. Imprécis alors, mais nous commencions à avoir nos petites antennes aiguisées. Le soir même, nous rencontrions les gens qui nous aideraient pour les prochains jours. Tout a bien fonctionné. Les gens d’Ouarzazate étaient surprenants, attachants. Cette ville nous a laissé une impression d’irréel, même de retour à Marrakech. Et Hervé a appris à conduire manuel. Et nous avons retrouvé nos bagages. Tout est bien qui finit bien. Un peu comme dans un film, finalement.


















































