Archive pour le mot-clef ‘préparatifs’
Sofia Coppola
Écrit par : Benoît dans Benoît, La course Évasion autour du monde le Jeudi 1 septembre 2011
Je veux réaliser un film inspiré de Sofia Coppola. Je veux qu’il soit tendre et vaporeux. Un incontournable ou bien une fiente taciturne, tout ça m’importe peu. Sofia Coppola s’est mariée cette semaine et je ne suis pas jaloux. Enfin… juste un peu. Imaginez ces rencontres qu’on arrose en famille!
Ce n’est pas grave, le cheddar demeurera gratuit dans mon piège à souris.
Le grand départ
Écrit par : Ninon dans La course Évasion autour du monde, Ninon le Mardi 30 août 2011
J’ai rencontré Lise hier. Et son mari Jocelyn. Ils nous ont accueillis dans leur auberge sur le bord du Saint-Laurent. À Deschambault-Grondines. Jamais entendu parler auparavant. On cherchait un petit endroit tranquille pour se reposer et manger un bon repas, mon amoureux et moi. Avant le départ. Mon grand départ.
Combien d’aubergistes vous ont serré dans leur bras au cours de votre vie ? Moi, aucun. Avant hier soir. Il est de ces rencontres qui vous renversent. Il est de ces rencontres qui vous laissent rêveur et paisible. En plus, ils avaient le spa le plus chouette du monde, dans lequel on regardait passer les étoiles filantes comme on regardait des chars passer sur la 40. Sans farce, vraiment.
Lise est venue me voir ce matin. Dans sa main, un ange. Trois petites perles pour la tête et les ailes et un triangle blanc pour la robe. « C’est pour te porter chance », qu’elle m’a dit, « apporte-le avec toi et il ne t’arrivera rien ». Comme ça. Juste parce que. Parce qu’on a partagé de la musique hier soir. Et que j’ai essayé de leur jouer un peu de piano. Maladroitement. Mais quand même.
Retour dans la métropole. Texte à écrire, film à envoyer. Bagages à envisager. Petit chat à nourrir. Courses à finir. Et le départ. Mon grand départ. Et le vertige et l’excitation qui viennent avec. Et puis la plénitude. Et puis la certitude qu’il y aura d’autres Lise et Jocelyn pour m’accueillir. Et me réchauffer. Avec mon petit ange dans ma poche.
J’ai hâte. Très hâte.
Bye
Écrit par : Axel dans Axel, La course Évasion autour du monde le Mardi 30 août 2011
Rose pâle
Rester sans grogner
Brun foncé
Jouer avant de briser
Sale insécurité sournoise
qui contrôle le délire de mon excitation
étouffe-toi
pour que la folie soit jolie
À la conquête du monde
on abandonne le nôtre
Conquérir et reconquérir
Pauvre amour
Playoffs
Écrit par : Eliot dans Eliot, La course Évasion autour du monde le Mardi 30 août 2011
* Vidéo à consommer de préférence avec une musique adéquate :
* Island, IS du groupe Volcano Choir (je vous conseille fortement d’acheter cette chanson).
* Partir la chanson à 3 secondes (quand les images commencent)
Je fais présentement face à un dilemme assez particulier……
Je me rase avec un rasoir électrique… Mon rasoir est dans une boîte de plastique qui prend trop de place pour rien. Je pourrais le mettre dans quelque chose de plus petit, mais il prend quand même plus de place qu’un petit bic jaune…
Comme vous le savez sûrement, on n’a pas le droit d’apporter des objets douteux dans l’avion, pis mon sac qui va dans la soute est loadé comme un gun (référence musicale douteuse à mon ami Éric Lapointe).
Je me suis juré de ne pas apporter trop de cossins pour éviter de me faire suer pour rien en voyage. Apporter le strict nécessaire, une chose très dure à définir actuellement.
Est-ce que se raser fait partie des actions jugées essentielles?
Méchante bonne question à laquelle j’ai réfléchie ben trop longtemps.
C’est un peu absurde de se poser cette question-là pendant quelques jours pis de toujours pas avoir une réponse sensée.
Ça se pourrait que je me prenne pour un joueur de la LNH en playoffs pis que je décide de ne pas me raser jusqu’à ce que la Course soit finie.
Heille…. Désolé d’avoir rien de plus intéressant à dire… En espérant que ça s’améliore avec les semaines.
Nous quitterons tous un jour
Écrit par : Hervé dans Hervé, La course Évasion autour du monde le Lundi 29 août 2011
Montréal et ses derniers jours incertains. Quelques jours de travail, des espressos obligés. Mais aussi : des soirées colorées, des matins ombragés et des amis qu’on laisse derrière. Il y a ces relations commencées, non consommées, qui resteront ce qu’elles sont. Il y a des images nacrées de sensualité; il y a mon imaginaire surutilisé. Et il y a ce guerrier qui me contrôle, cet être solitaire qui mène le bateau de mon existence vers des ports inconnus. Il y a cette course que j’ai tant souhaitée. Il y a cette chance unique que j’ai de faire partie de ces dix privilégiés, ces plus qu’élus. Mais il y a ces nuits, seul à angoisser un peu dans l’ombre de ses bagages et avec une impression totalement imprécise de ce qui arrivera dans les prochaines semaines. Probablement une suite de billets d’avions, donc une suite de décollages et d’atterrissages dans les capitales du monde. Putain. C’est à moi que ça arrive. Je n’y crois pas.
Au bout du monde, il y aura sûrement des rencontres, des amours avortés, des moments magiques qui me changeront à jamais. Tout ça dans le plus grand secret, en gardant les amis et la famille au loin. Sans un mot ni parole. « Hervé, tu vas vivre le plus grand moment de solitude de ta vie » me dit mon père. Ce moment, je le vis déjà aujourd’hui et ce n’est que le début.
Wong Kar Wai, tu es le premier qui m’a fait voyager :
Avant le départ
Écrit par : Geneviève dans Geneviève, La course Évasion autour du monde le Lundi 29 août 2011
J’ai en arrière-pensée l’idée abstraite d’un tour du monde. On en a déjà parlé, il y a beaucoup à dire sur le grand retour de la Course. C’est sûr que j’ai hâte, c’est sûr que j’ai peur. Dans le quotidien du prédépart, par contre, j’ai peine à trouver ce qu’il pourrait y avoir à raconter. Pas grand chose que je trouve à dire ici sur moi, sinon une overdose de vaccins, du magasinage de voyage, et certaines questions d’interviews qui me mettent mal à l’aise.
« Comment vas-tu t’y prendre pour remporter le titre de jeune reporter de l’année? »
Qu’on mette quelque chose au clair. Cette question-là me tanne, comme le slogan en « entonnoir » sur l’immense panneau du pont Jacques-Cartier : « 10 reporters, 9 pays, un gagnant ». Je ne pars pas pour ça. Les neuf autres non plus, à ce que je sache. Cette gang-là a surtout envie de réaliser des reportages dont ils seront fiers en revenant au Québec. Vaut mieux faire trois films qui nous plaisent que 9 films pour plaire aux autres; c’est ce qui m’est resté en tête suite à la rencontre avec Denis Villeneuve.
On parle souvent de la compétition entre les participants. Nous avons eu la chance de nous côtoyer beaucoup cet été. Tout le monde s’aime. Ça va nous briser le cœur de voir partir certains d’entre nous, déjà, après trois semaines, surtout qu’une visite éclair dans trois pays ne ressemblera pas tout à fait à un tour du monde.
Il reste toutefois une immense opportunité. Celle de pouvoir partager à grande échelle un voyage, ne serait-ce qu’un, avec des mots, des images et des sons. En espérant que nos expériences du bout du monde puissent vous rejoindre.
Voilà. Pata pata.
Check!
Écrit par : Gabriel dans Gabriel, La course Évasion autour du monde le Lundi 29 août 2011
Mon « backpack » a souri ce matin en sortant du placard. La sieste avait été trop longue. De tous les objets qui peuplaient ma garde-robe, il était de ceux sur qui je ne posais que trop peu souvent la main. J’imagine qu’il doit être vexant pour un sac de voyage de se voir moins utilisé qu’une paire de bobette. Ça devait expliquer le sourire.
J’ai étendu tout mon stock sur le sol, et le jeu a commencé. Quelques sacres, deux trois sourires, visiblement, le « backpack-Tetris » provoque les mêmes réactions que sur l’ordinateur. Il n’y a juste pas de musique cheap pour accompagner les émotions.
Remplir mon sac, c’était la récompense que j’espérais depuis des mois. Je crois que je n’avais jamais ressenti autant de plaisir à faire des boules avec mes paires de bas. Mais était-ce vraiment du plaisir ou plutôt le début de la folie? Après tout, je venais tout juste de suspendre mes études et de démissionner de mon emploi pour vendre mon âme à une chaîne télé. Folie et exaltation : décidément, le défi Évasion remplace bien des drogues.
La préparation allait plutôt bien. Je m’offrais des séances de courts-métrages un peu partout sur le Web, mes lectures se multipliaient, puis je profitais de mes temps libres pour payer en avance mes factures de l’automne et faire un dernier petit tour dans mon patelin natal.
J’avais presque épuisé ma to do list. Je pourrais bientôt crier le dernier « check ». Il ne me restait plus qu’à me rendre une dernière fois sur mon ordinateur. Avec l’excitation d’un phoque dans une usine de sardines, j’enregistrai, sourire aux lèvres, mon message d’absence en prenant bien soin de préciser : « date de retour inconnue ».
CHECK!
Non mais, le réalises-tu?
Écrit par : Arianne dans Arianne, La course Évasion autour du monde le Lundi 29 août 2011
« NON MAIS, LE RÉALISES-TU? » : récurrente question qui en est d’ailleurs une fort judicieuse…
À tout ceux que me l’ont posée avec cet air surexcité d’enfant qui vient de manger un lapin de Pâques géant en chocolat; je m’excuse. Je m’excuse du timide : « non » un peu stoïque et hébété que je vous ai servi.
Au fond de moi, je jure qu’il y a aussi cet enfant en rush de sucre qui sautille comme s’il n’y avait pas de lendemain. Je jure que parfois, je suis juste transportée par cette bouffée de bonheur/fierté/reconnaissance-eternelle-envers-tout-l’univers (appelez ce feeling-là comme vous le voulez), mais non, je ne le réalise pas. Je ne réalise pas encore que ça arrive pour vrai.
N’allez pas croire ici que je me complaise dans l’inertie stoïque de la fille qui ne réalise pas et qui ne sait pas vraiment comment se préparer. Au contraire, je m’active, me mets en route; je COURS (!) déjà dans tous les sens pour arriver à temps à la ligne de départ de LA course. Faute de réaliser que je pars, dans les derniers jours, j’ai réalisé que ma vie montréalaise entrait aisément dans quelques boîtes de carton. J’ai réalisé dans une formation de secourisme pré-course que, loin d’exceller dans les méthodes de réanimation, j’arrivais même à tuer les mannequins d’entraînement (probablement à cause de ma technique de bouche-à-bouche). J’ai aussi réalisé que faire des bagages pour un voyage dont on ne connaît pas la… euh LES destinations, ça rend fou et qu’il y a un accord tacite entre les voies du Seigneur et celles des câblodistributeurs pour que ma tête n’enfle pas. Systématiquement, quand je regarde Évasion pour voir ma grosse face dans la pub de La course, c’est celle de Benoît qui passe.
Voilà pour mes anodines réalisations pré-course. On commence à douter du fait que je vais être happée avant le départ par une vague de lucidité qui me permettra de réaliser pleinement ce qui m’arrive. Faute de cette illumination, je vais tenter de m’enligner un peu sur des réalisations plus concrètes, sur celles des petits films que j’ai de la chance en maudit de m’apprêter à tourner (Je le sais et je ne l’oublierai pas même si je ne me rends toujours pas compte que c’est vrai)!
Les essentiels selon Joannie
Écrit par : Joannie dans Joannie, La course Évasion autour du monde le Lundi 29 août 2011
Plus que quelques dodos avant le grand départ. Le décompte est donc bel et bien commencé et j’avoue que la fébrilité me gagne tranquillement. Telle une fillette qui attend de déballer ses cadeaux de Noël en mangeant tous les biscuits qui sont supposés être pour le père Noël, je trépigne d’impatience.
Me voilà donc dans les derniers préparatifs de cette aventure rocambolesque qui débutera sous peu! D’ici le grand départ, je tenterai de voguer doucement et pas trop maladroitement entre mes nombreuses obligations pré-course. Telle une Guillaume Lemay-Thivierge version blonde et coquette, je suis donc fin prête pour mon saut dans le vide!
Voici donc, en 5 étapes, les activités essentielles pré-départ sur ma to do list.
1. Préparer mon bagage (léger et discret, ça va de soi…) et me contenter d’apporter seulement l’essentiel (oui oui, un walkman rouge, une bouilloire, une horloge de poche, un polaroïd, un séchoir à cheveux, un téléphone à cadran et des talons hauts sont assurément nécessaires au baluchon de tout bon voyageur qui se respecte).
2. Faire mon lavage et me remémorer comment j’aime les beaux panoramas de mes ruelles d’Hochelaga en automne.
3. Écouter ma chanson de l’été en dansant ma vie et en tapant des mains dans le bonheur de cet appartement coloré que je m’apprête à quitter.
4. Tenter de voir tous les amis avant de partir et ce, en pédalant ma vie armée de mes coquettes ballerines saumonées (ça va toujours plus vite et c’est toujours oh combien plus agréable quand on est bien chaussée de se balader à dos de vélo, c’est bien connu…).
5. Revêtir ma veste de franges et de denim des grandes occasions, mettre mes lunettes funky, mon bolo country, fermer les yeux, respirer un grand coup, arrêter de penser et foncer… Vivement cette course folle!!!













